ALAIN-GEORGES LEDUC entre art pictural et littérature

tumb            
                                                       
     Pendant une conférence sur Yves Klein

Alain Georges Leduc,originaire du Cambrésis mais né à Paris en 1951 est un écrivain et critique d’art français, professeur à l’École supérieure d’art de Metz, où il enseigne l’histoire de l’art moderne et contemporain, ainsi que l’analyse des formes. Il a obtenu le prix Roger-Vailland, en 1991 pour son second roman, Les Chevaliers de Rocourt. Il est également membre de l'AICA, l'Association internationale des critiques d'art, et de l'AISLF, l'Association internationale des sociologues de langue française.

Il a passé dans le village d'Eswars une grande partie de sa jeunesse et y est resté très attaché. C'est ce qu'il rappelle dans la notice du Festival de sculptures contemporaines de 2011 qui s'intitule Escaut, rives, dérives et dans laquelle il écrit en particulier: « J'ai toujours connu l'Escaut et pas seulement pour l'avoir vu quinze ans durant quotidiennement en ouvrant les volets de ma chambre quand j'habitais à Eswars. »

Biographie détaillée de l'auteur : Alain Georges Leduc
Alain Georges Leduc et la socioanthropologie, cliquez : La Socioanthropologie

SOMMAIRE

1- Alain Georges Leduc écrivain et romancier

      

2- Alain Georges Leduc et la littérature

Alain Georges Leduc et Roger Vailland Grand spécialiste de l'écrivain Roger Vailland, il lui a consacré de nombreux articles et en 2007 a publié une biographie de l'auteur intitulée Roger Vailland, un homme encombrant. Il participe activement avec entre autre Christian Petr et René Ballet à l'association des Amis de Roger Vailland. Avec la collaboration d'Élizabeth Legros, il a créé et dirige le site internet consacré à Roger Vailland.

                
Sa bio de Mirbeau              Roger Vailland et Pierre Soulages

Alain Georges Leduc et JMG Le Clézio : cliquez Leduc et Le Clézio

3- Alain Georges Leduc et l'art

    
Céleste Bollack                                        Filomena Borecka

4- Alain Georges Leduc et la peinture moderne

    
Kjell Pahr-Iversen                                      Odile Levigoureux                       Cristian Sida

5- Art et sculpture : Escaut, rives, dérives

Escaut, rives, dérives
L'association culturelle "Escaut et Acier" située à Douchy avenue Julien Renard, est spécialisée dans les arts plastiques. Elle met en place pour 2011 une manifestation culturelle itinérante, le Festival de sculptures contemporaines, pour couvrir le Valenciennois, le Cambrésis, le val de Sambre et la région de Mons en Belgique. Sous l'égide de son président Jean-Pierre Roquet et du commissaire général à l'exposition Alain Georges Leduc, elle se veut aussi action populaire, orienté vers des publics très divers, des scolaires aux handicapés, des foyers d'insertion vers les usines et les entreprises.

Son but est aussi de ne pas se cantonner simplement aux villes mais de s'arrêter le plus possible dans les villages et de créer un climat de confiance pour favoriser le contact entre les artistes, la population et la sculpture contemporaine. Comme le note Alain Georges Leduc dans sa notice de présentation "Escaut, rives, dérives" : « Notre souhait est que l'on puisse dialoguer, échanger, apprendre à travers un parcours commenté et guidé au cœur d'un territoire dont l'Escaut est le trait d'union. [...] Ce festival d'art contemporain entend faire œuvre d'éducation et ce, de la maternelle à l'université. »

       

Art et sculpture
Dans sa plaquette Escaut, rives, dérives, Alain Georges Leduc donne sa vision de la sculpture et de la place de l'art dans la cité. Dans la relation de l'homme et de la sculpture, se dessinent d'abord le grain de la matière et la préhension des formes mais le regard a pris peu à peu le pas sur les autres sens. L'approche de la matière par le toucher -la dimension 'haptique'- est pourtant plus 'sûre' que la vision avec ses biais de perspective et de trompe-l'œil. Le rapport à l'objet est un rapport au désir, un besoin rétrospectif de complémentarité. Les matériaux 'nobles' -pierre, marbre, bronze, bois- sont concurrencés et même remplacés par l'acier, le verre, le plastique, voire par des matériaux composites. Ces changements résultent aussi bien d'une autre conception de l'objet d'art que des évolutions technologiques et relatives aux matériaux utilisés.

La notion de sculpture en tant qu'objet a elle-aussi beaucoup évolué. « Il va falloir aujourd'hui ... élargir ce champ qui s'est depuis encore étendu, complexifié » note Alain Georges Leduc. La sculpture a été pendant longtemps un univers rassurant fait de statues, de monuments aux morts trônant sur les places des villages... L'évolution se veut remise en cause, éclatement du cadre du tableau, disparition du socle des sculptures avec une tendance à une certaine dématérialisation. En matière de sculpture, l'absence, le vide est un élément essentiel constitutif de l'ensemble, « une dialectique du vide et du plein » écrit Alain Georges Leduc.

L'art, tel qu'il le conçoit, est une éducation, partant de la création de l'œuvre et de ses différents aspects : forme, composition, iconographie, couleurs, matériaux, techniques utilisées, reposant sur ce paradoxe fondamental de « rendre visible le visible. » Dans sa dimension pédagogique, il doit aussi participer à un projet collectif et rapprocher les hommes. L'art et la sculpture « sont des vecteurs puissants d'émancipation qui concourent à la formation de chacun et les meilleurs ambassadeurs de la liberté et de la citoyenneté. »

             
Brèves de sculpture            Les mots de la peinture

6- A propos de la peinture

Voilà sa réponse au sujet du dictionnaire Les mots de la peinture paru aux éditions Belin en 2002 :

« La peinture est diverse, pourtant elle est un tout.
Quoi de plus dissemblable en effet, mais aussi de plus proche, qu’une fresque du paléolithique supérieur et un tag sur les flancs d’une :voiture de métro new-yorkais ? Quoi de plus différent, vous en conviendrez, que le destin tragique de Vincent Van Gogh et celui – dionysiaque –, de Pablo Picasso ? Quoi de plus opposés, aussi, du point de vue de l’épaisseur de la pâte, qu’un Vermeer de Delft, un Titien, un Cézanne ou un Dali ?
Mais un 'tout' n’est pas un bloc insécable.
Je prendrais volontiers, pour parler à vos auditeurs des Mots de la peinture, une comparaison dans le domaine de la géologie. Mon livre :ressemble aujourd’hui à mes yeux, maintenant qu’il m’a “échappé”, à un morceau de micaschiste. Il est fait de strates, de fines :pellicules de mémoire.
J’ai voulu, avec beaucoup de passion me dit-on, avec beaucoup de plaisir en tout cas, travailler aussi bien le cœur que la peau de mon :sujet, un sujet que j’ai fini, me semble-t-il, par progressivement connaître, depuis près de trente ans que je l’enseigne à de jeunes :étudiants d’écoles supérieures d’art et d’une école d’aéronautique.
C’est le seul ouvrage à ma connaissance qui rassemble des entrées tant techniques, d’histoire et d’esthétique, que les termes afférents :du marché de l’art, et ceux concernant tant les supports que les outils spécifiques. » [1]

Bibliographie
- "Vanina Hesse", Le temps des cerises, 2002;
- "Dans la mélasse", Liberté-Hebdo/Sepecn, 2000 : roman policier qui nous plonge dans le milieu des betteraviers du Hainaut/Cambrésis;
- "Les Chevaliers de Rocourt", Messidor, 1991 : Prix Roger-Vailland 1991;
- "Le Grand Diable Mammon d'Argent", Messidor, 1989

- Portrait de ville :
- "Flâneries vitriotes", Comm’édit, 2000 : portrait de Vitry-sur-Seine;
- "Méricourt, les Saisons", La Dispute, 1999 : un portrait de ville, "Calais, ville ouverte", France Découvertes Collectivités, 1996 : portrait de ville avec photos de François Van Heems), "Seclin" Messidor, 1990 : portrait de ville

- Domaine pictural : "Les mots de la peinture", éditions Belin, 2002 : dictionnaire des terminologies artistiques,

- Essais-enquêtes : "Liberté de presse", Musée de poche, Escaudœuvres/Haulchin, 1995, "Le Livre", Esthétique-Cahiers, 1994 : le papier et la presse;
- "La grande Nuit", Syros, 1993 : le travail de nuit en France;
- "Tunnel-Channel", Printemps Culturel du Valenciennois, Douchy-les-Mines, 1992 : enquête sur le 'chantier du siècle'

- Poésies : "Écorces", Succion, Toulouse, 1975, "Cobalt", Quetzalcoatl, Liège, 1977, "Séracs", Castor Astral, Talence, 1978, "Torses", Gambrinus, Proville, 1980, "Alors, lent, le cartulaire...", Strass polymorphe, Lille, 1984, "Langues et langages pour un silence", Althéa, Lille, 1984), préface d'Eugène Ionesco, "Miscellanées", 1986, "Les 13 meurtrières", 10X13, Salesches (Nord), 1988, "Les olives sucrées du Yang-tsé-Kiang", Ecbolade, 1989, "Arums", Gambrinus, 1989, "Géorgie, Georgie', Éditions du Faisan doré, 1992), "Géodes", 1997, "Portraits de pierre", 1999, "Les Oléandres", 2000

Autour de Roger Vailland, mes articles sur Wikipédia

Liens externes - Les mots de la peinture -- Escaut Rives Dérives --

Voir aussi : Alain-Georges Leduc, Biographie --

Notes et références

  1. Voir Alain (Georges) Leduc : Vailland et les peintres entre esthétique et politique, conférence à l'ENS de Lyon, 2007

<> • • Christian Broussas • AG Leduc,  son œuvre • °° © CJB  °° • • mai 2017 <>

***** AG Leduc et l'art *** Roger Vailland ***